L’apport du management public dans la gestion de l’Université de Kisangani : diagnostic, causes et conséquences
DOI:
https://doi.org/10.5281/zenodo.20612994Abstract
Résumé
Cette étude analyse l’application des principes du management public, notamment l’adaptabilité, la coordination, la participation, la transparence, l’équité et la motivation, au sein du Bureau administratif, technique et de maintenance (BATAM) de l’Université de Kisangani, en République démocratique du Congo. Elle s’inscrit dans une approche mixte et mobilise la théorie fonctionnaliste de Merton comme cadre d’analyse. L’enquête a été menée auprès de 50 agents, complétée par l’analyse documentaire et l’observation non participante.
Les résultats montrent une application encore limitée des principes du management public. Les principales difficultés relevées concernent les irrégularités dans le recrutement, la faible motivation du personnel, le manque d’information sur les décisions, ainsi que la politisation de l’institution. À côté de ces dysfonctionnements, certains éléments positifs ont été observés, notamment un contrôle relativement efficace des agents et une amélioration partielle des infrastructures.
L’étude identifie comme causes majeures de ces insuffisances le déficit de motivation, l’insuffisance des ressources, la politisation, l’absence de formation, la résistance au changement et le manque de leadership. Ces facteurs entraînent une baisse de l’efficacité administrative, une diminution de la qualité de l’enseignement, une démotivation généralisée et une perte de crédibilité institutionnelle. La discussion situe ces résultats dans le contexte plus large des limites de la nouvelle gestion publique en Afrique, marqué par des contraintes structurelles et des logiques de capture politique.
Mots-clés : management public, gouvernance universitaire, Université de Kisangani, RDC, administration publique.
Abstract
This study examines the implementation of public management principles, particularly adaptability, coordination, participation, transparency, equity, and motivation, within the Administrative, Technical, and Maintenance Office (BATAM) of the University of Kisangani in the Democratic Republic of the Congo. It adopts a mixed-methods approach and uses Merton’s functionalist theory as its analytical framework. The survey was conducted among 50 staff members and supplemented by documentary analysis and non-participant observation.
The findings show that the application of public management principles remains limited. The main difficulties identified include irregularities in recruitment, low staff motivation, a lack of information about decisions, and the politicization of the institution. Alongside these shortcomings, some positive elements were observed, notably relatively effective staff supervision and a partial improvement in infrastructure.
The study identifies the main causes of these deficiencies as low motivation, inadequate resources, politicization, the absence of training, resistance to change, and weak leadership. These factors lead to reduced administrative efficiency, declining teaching quality, widespread demotivation, and a loss of institutional credibility. The discussion situates these findings within the broader context of the limitations of New Public Management in Africa, where structural constraints and political capture continue to shape administrative performance.
Keywords: Public management, university governance, University of Kisangani, DRC, administrative dysfunctions
Downloads
Published
How to Cite
Issue
Section
License
Copyright (c) 2026 African Scientific Journal

This work is licensed under a Creative Commons Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 International License.

















