De l’implémentation du THIMO comme projet vert à la résurgence des problèmes d’insalubrité et de désertification dans le département de Boundiali (Nord de la Cote d’Ivoire)
DOI :
https://doi.org/10.5281/zenodo.19893360Résumé
Résumé
Au lendemain de la crise post-électorale de 2011, le gouvernement ivoirien par le truchement de l’Agence Emploi Jeune implémente le projet THIMO[1]. Ce projet, outre d’être une solution à l’insertion sociale des jeunes a une dimension verdoyante. Il se positionne comme une stratégie de restauration de l’Environnement confronté aux problèmes d’insalubrité rurale et de désertification. Le présent article a pour objectif principal d’analyser les logiques sociales de la résurgence des problèmes environnementaux dans les localités de Baya, Yélé, et Wora, situées dans le département de Boundiali au nord de la Côte d’Ivoire. A cet effet, il examine la manière dont les perceptions sociales rattachées aux métiers de préservation de l’environnement, socles dudit projet constituent des barrières à la pérennisation de la salubrité et du reboisement dans les zones rurales sus-relevées. Pour ce faire, les techniques telles la revue documentaire, l’observation directe, les entretiens individuels semi-directifs et les focus groupes ont guidé la collecte des données autour d’un échantillon de 38 personnes. Les outils tels que la grille d’observation et le guide d’entretien semi-directif sont utilisés. L’analyse des données collectées démontre qu’après neuf mois d’activité dans ces villages, le projet THIMO n’a pas réussi à résoudre durablement les problèmes environnementaux. Les perceptions des métiers liés à l’environnement, en l’occurrence, des métiers d’« appauvrissement social », de « disqualification sociale » et des métiers de « transition » sont des ressources idéologiques de démobilisation des jeunes et par ricochet, les moteurs de la résurgence de ces problèmes.
Mots-clés : Thimo, insertion sociale, insalubrité, désertification, perceptions locales, Boundiali
Abstract :
In the aftermath of the 2011 post-election crisis, the Ivorian government, through the Youth Employment Agency, launched the THIMO project. In addition to serving as a solution for the social integration of young people, this project has an environmental dimension. It positions itself as a strategy for environmental restoration in the face of problems such as rural environmental degradation and desertification. The primary objective of this article is to analyze the social dynamics underlying the resurgence of environmental problems in the localities of Baya, Yélé, and Wora, located in the Boundiali department in northern Côte d’Ivoire. To this end, it examines how social perceptions associated with environmental conservation professions the foundation of this project constitute barriers to the sustainability of sanitation and reforestation in the aforementioned rural areas. To this end, methods such as literature review, direct observation, semi-structured individual interviews, and focus groups guided the data collection process involving a sample of 38 individuals. Tools such as observation grids and semi-structured interview guides are used. Analysis of the collected data shows that, after nine months of activity in these villages, the THIMO project has not succeeded in resolving environmental problems in a sustainable manner. Perceptions of environment-related occupations specifically, occupations associated with “social impoverishment,” “social disqualification,” and “transition” serve as ideological resources for demobilizing young people and, consequently, as drivers of the resurgence of these problems.
Keywords: Thimo, social integration, unsanitary conditions, desertification, local perceptions, Boundiali
[1] Travaux à haute intensité de main d’œuvre
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